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#JusticePourMadeline

Dernière mise à jour : 4 juil. 2021

Empoisonnée mais survivante.


Attends-toi qu’un jour, je ne réponde plus aux messages, cela voudrait dire que je serais morte...

Il est 1h05 du matin en France, et 18h00 en Haïti; lorsque que j’échange via whatsapp avec Madeline.

Il sera finalement difficile de retracer toute l’histoire de cette survivante d’à peine 25 ans qui a failli perdre la vie à cause d’un homme qui l’a séquestré, violé, pendant deux ans loin des yeux de sa famille et ses proches puis empoisonné et laissé pour morte avant qu’il ne s’enfuit.

Ce 30 juin 2021 s’ouvre une seconde étape du procès commencé en mars 2020 de Charles Édouard M. , l’auteur présumé des violences sur cette jeune femme qui a mûri et a su mettre des mots sur ses maux au fur et à mesure de nos échanges et interactions.


Comment néanmoins se reconstruire lorsque l’on sait que cet homme, rentré en politique, est protégé par des gens du milieu et qu’il continu de surveiller les faits et gestes de cette jeune femme traumatisée ? Comment le tribunal civile peut dire que le mariage fait qu’elle ne peut pas porter plainte pour viol alors que ce faux mariage s’est déroulé pendant une séquestration avec menace de mort, en cas de refus de s’unir par la force, devant un officier d’état civil corrompu?


Il y’a tant à dire mais le plus important ce soir est que le procès pénale qui durera 3 jours; doit se solder par une peine lourde pour ce bourreau.


« Ce garçon qui m’a empoisonné était soit disant amoureux de moi mais je ne voulais pas aller plus loin avec lui. Ma famille n’avait pas confiance. Il m’a kidnappé et amené dans une contrée lointaine puis m’a battue pendant deux ans. J’ai été maltraité quotidiennement et violé car je refusais tout et finalement il a voulu me tuer en préparant des substances avec du vaudou et m’a fait manger. J’ai perdu connaissance. Il m’a laissé pour morte. J’ai été dans le coma. Je me suis accroché à vivre et j’essaie de tenir aujourd’hui pour que justice soit faite.

Ici en Haïti, la police ne bouge pas pour les femmes battues. C’est quelque chose qui est banalisée et il faut se battre pour prouver ces coups et blessures et aussi l’emprise psychologique »


Nul besoin de rentrer dans les détails de la barbarie de cette homme. Nul n’est au dessus des lois , encore faut-il que la justice puisse être indépendante et protéger les femmes contre une certaine mafia haïtienne et les dysfonctionnements du système policier et juridique.


Du 30 juin au 02 juillet 2021, les auditions se poursuivront et la presse n’en parlera certainement pas car les violences faites aux femmes ne se vendent pas dans cette nation pourtant remplie d’intellectuels.elles, d’artistes et sportifs.ves reconnus.es partout dans le monde.

Le pays de Franck Étienne,prix Nobel de la francophonie 2021 mais aussi de Jason Derulo, artiste planétaire ou encore de Naomi Ozaka, championne de tennis etc...ne peut qu’avancer dans ce combat.


Haïti est une Terre riche et prometteuse qui doit se mobiliser pour protéger ces filles et femmes de la barbarie de certains hommes qui se croient tout-puissants.


Pour que justice soit faite, apportons notre force à Madeline afin qu’elle retrouve confiance en elle et poursuive ses études ... de droit.

Pour elle et pour toutes les victimes de violences en Haïti et partout ailleurs dans le monde, disons

#justicepourmadeline

#pajanmfesa

#nonauxviolencesfautesauxfemmesenhaiti

#plusjamaisca

#protegezles

#pourquelapeuretlahontechangentdecamp


Noël AGOSSA

Président de l’Afvf

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